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La ville

Un vieux tableau qui orne un mur du secrétariat de notre mairie recense les maires successifs de Cellule. Depuis, il y a eu d’autres élections qui nécessitent une actualisation de la liste, ce qui nous donne l’occasion de les présenter ici. Les voici au complet :

N°s NOM et Prénoms Mandat
1 Michel MONTEL
1792-1795
- agent municipal : Marien BELIN 1795-1799
- agent municipal : Jean DEMAY 1799-1800
2 Jean DEMAY 1800-1812
3 Paul-Amable FERRAND DE FONTORTE 1812-1829
4 Marien VIDAL 1829-1830
5 Antoine DUCHAMP 1830-1831
6 Robert FARGETTE 1831-1836
7 Claude GARRON 1836-1837
8 Antoine DUCHAMP 1837-1855
9 Louis DUPUY 1855-1870
10 Gabriel MIGNOT 1870-1876
11 Louis François Guillaume HUGUET 1876-1878
12 Henri de FRETAT 1878-1880
13 Gilbert TARAGNAT 1880-1887
14 Joseph MOIGNON 1887-1900
15 Blaise COURT 1900-1904
16 Gabriel MIGNOT 1904-1916
- Marien DEAT , faisant fonction 1916-1919
17 Marien DEAT 1919-1921
18 Jean DEMAY 1921-1950
19 Jean LESCURE 1950-1977
20 Paul GAILLARD 1977-1983
21 Colette DEMAY 1983-2005
22 Pierre CHAPUT 2005- ....

Notre premier maire, Michel MONTEL, a été élu ; ce fait mérite d’être noté car ce ne sera plus le cas pendant les 75 années suivantes où les Cellulois ne choisiront pas directement leur maire.

A partir de 1795, une loi précise que toutes les communes de moins de 5000 habitants seront gérées par un agent municipal et un adjoint qui dépendront l’un et l’autre du maire du chef-lieu de canton, et Cellule, dans la nouvelle carte électorale, dépend d’Artonne. C’est pourquoi Cellule a successivement deux agents municipaux, délégués du maire d’Artonne (de 1795 à 1800). Pendant le Consulat, Bonaparte renforce l’autorité de l’Etat en confiant aux préfets et aux sous-préfets le contrôle des communes : ce sont eux qui, à partir de février 1800, désigneront les maires et ce mode de désignation durera jusqu’en 1871, sauf pendant la courte période de la 2e République (1848-1851) qui rétablira momentanément le suffrage démocratique. Depuis 1871, les premiers magistrats des communes sont à nouveau choisis dans le conseil municipal issu des urnes. Au total, quatorze de nos maires ont été élus et sept sont des fonctionnaires choisis par l’administration .

Les professions exercées par les différents maires de la commune sont variées avec cependant une forte majorité d’agriculteurs, ce qui reflète bien l’activité rurale de notre commune ; mais on trouve aussi des avocats (Antoine DUCHAMP, Claude GARRON, Louis François Guillaume HUGUET qui exercent à Riom) et un cabaretier (Robert FARGETTE) ou de grands propriétaires terriens qui ne sont pas, à l’évidence, ce qu’on peut appeler des agriculteurs : Paul-Amable FERRAND DE FONTORTE, Louis DUPUY (qui, en cours de mandat, change sa signature en Louis DUPUY DE LA GRANDRIVE) et le baron Henri DE FRETAT.

En deux siècles, la durée moyenne des mandats est d’environ dix ans ; mais là encore on peut noter une très grande diversité : certains mandats ont été très courts, comme ceux de Marien VIDAL (un an et demi) et de Claude GARRON (qui n’a été maire que pendant sept mois), tandis que d’autres ont été remarquablement longs par suite de réélections successives : par exemple, les vingt-neuf années de gestion de Jean DEMAY (1921-1950). Au total, six seulement ont exercé leurs fonctions pendant moins de trois ans et cette brièveté était souvent le reflet des soubresauts de la vie politique du pays, sauf le mandat de Michel MONTEL, écourté par un brusque décès. Deux autres personnalités locales disparaissent d’ailleurs en cours de mandat : Jean DEMAY en 1812 et Claude GARRON en 1837.

Neuf maires ont, par contre, géré la commune pendant plus de dix ans et leur réélection s’est, en règle générale, faite dès le premier tour (après 1871). Cette stabilité révèle le caractère paisible de la vie politique locale ou témoigne de la confiance des électeurs, et certains hommes ont été rappelés à la tête des affaires communales après plusieurs années d’éloignement (c’est le cas d’Antoine DUCHAMP qui, sept ans après un premier mandat, revient pour 18 ans, ou encore Gabriel MIGNOT qui, après avoir été nommé par le préfet, est élu au premier tour avant d’être à nouveau nommé, puis encore élu 28 ans plus tard). Rares ont été les élections difficiles à l’exception de celle de Gilbert TARAGNAT, élu au deuxième tour en 1881 et celle de Blaise COURT, élu seulement au troisième tour en 1900. D’ailleurs les maires nommés ou élus ont presque toujours appartenu au conseil municipal avant leur accession au premier rang ; ainsi de Robert FARGETTE, parmi d’autres, qui a été adjoint avant de devenir maire. A son propos, il faut signaler que, pendant plusieurs mois à la fin de son mandat, il n’assistait plus aux délibérations du conseil municipal : plutôt que d’un conflit au sein du conseil, il ne s’est agi peut-être que d’un déménagement car il n’est plus fait mention de lui dans les délibérations. En tout cas, la décennie 1830-1840 a été fertile en rebondissements : trois maires éphémères et un quatrième qui finit par ne plus participer aux réunions.

Enfin, parmi tous ces maires, les habitants de Cellule n’ont nommé qu’une seule femme, Colette DEMAY, en 1983.

Dominique Hopp (01.1989)

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